La société dijonnaise ICTA s’affirme comme référence nationale de la recherche clinique

Publié le 12 février 2024 par Déborah Levy

La société dijonnaise ICTA s’affirme comme référence nationale de la recherche clinique

ICTA accompagne les start-ups en biotechnologie qui trouvent une nouvelle molécule dans toutes les phases de tests de recherche clinique. © ICTA

En 40 ans d’existence, l’anniversaire qu’elle célèbre cette année, ICTA (International Clinical Trial Association) s’est hissée parmi les leaders en France de la conception et gestion d’essais cliniques. Installée dans un quartier résidentiel de Fontaine-lès-Dijon, cette CRO (Clinical Research Organization) est aussi discrète qu’experte dans son domaine.

L’histoire d’ICTA (International Clinical Trial Association) débute en 1984 lorsque  le Dr. Michel Hantzperg, directeur médical pour d’importants laboratoires pharmaceutiques, fonde l’une des toutes premières sociétés françaises indépendantes de recherche sous contrat, celle nommées en anglais CRO (Clinical Research Organization), pour la conception et la gestion des études cliniques pour le compte de l’industrie pharmaceutique. « Quand mon mari a vu l’émergence de sociétés prestataires de services en recherche clinique indépendantes aux États-Unis, il a eu envie de créer le même type d’entreprise chez nous », introduit Aline Hantzperg, pharmacienne et présidente d’ICTA. 

Au gré de son histoire et de sa croissance – aujourd’hui cette PME privée et indépendante compte 150 salariés pour un chiffre d’affaires annuel de 15 millions d’euros – ICTA a déménagé à plusieurs reprises à Dijon et dans ses alentours avant de s’installer, depuis 2000, dans les locaux d’une ancienne banque au sein d’un quartier résidentiel de Fontaine-lès-Dijon.

Des salariés au plus proche des médecins dans toute la France 

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Une bonne partie de l’équipe d’ICTA, qui compte au total 150 salariés, dont 100 à son siège dijonnais. © ICTA

Cent personnes travaillent au siège et la cinquantaine d’autre est répartie un peu partout en France, dans la mesure où ICTA juge important d’intervenir au plus proche des CHU (centres hospitaliers universitaires) et des médecins. « Que ce soit nos chefs de projets en recherche clinique, nos statisticiens, nos rédacteurs médicaux ou nos data managers, beaucoup travaillent de chez eux et ce depuis de nombreuses années. Nous n’avons pas attendu la crise du Covid pour cela », explique Carole Pierre, scientifique et directrice générale déléguée qui a rejoint ICTA en 1995.

Parce que l’entreprise continue sa croissance, les 1.500 m2 existants n’étant plus suffisants, une extension de 4400 mest en cours de travaux.

Partenaire des laboratoires pharmaceutiques du Top 20

Aline Hantzperg, pharmacienne et présidente d’ICTA : « Nous sommes un partenaire clef des laboratoires pharmaceutiques du Top 20 en termes de chiffre d’affaires et d’effectifs. » © jonas-jacquel-57

Le cœur du métier d’ICTA consiste à accompagner les entreprises de l’industrie pharmaceutique à développer de nouveaux traitements – molécules chimiques ou biologiques, thérapies géniques ou cellulaires, dispositifs médicaux (valve cardiaque, pompe à insuline, prothèse…) – puis à les tester avec des médecins chez les malades ayant donné leur consentement, afin de démontrer leur efficacité et leur tolérance. L’objectif étant l’obtention d’autorisation de mise sur le marché.

ICTA est également un acteur majeur dans la gestion d’accès précoce et accès compassionnel. Le premier concept permet à des patients en situation d’impasse thérapeutique – maladies rares ou en cas d’échec de traitements anticancéreux – de bénéficier d’un médicament non autorisé dans l’indication concernée, tandis que l’accès compassionnel vise des médicaments non nécessairement innovants, qui ne sont pas destinés à décrocher une autorisation de mise sur le marché, mais répondent de façon satisfaisante à un besoin thérapeutique non couvert.

La plus grande fierté d’Aline Hantzperg tient à la longévité de la collaboration avec les grands groupes pharmaceutiques. Ceux-ci sont restés fidèles à ICTA en dépit des fusions qu’ils ont accumulées au fil des dernières décennies. « Nous sommes un partenaire clef des laboratoires pharmaceutiques du Top 20, en termes de chiffre d’affaires et d’effectifs. Pourtant nous restons un groupe indépendant et familial. Depuis 40 ans, nous poursuivons notre collaboration avec ces grands acteurs internationaux ». La dirigeante précise que la PME travaille également avec des laboratoires de plus petite taille au niveau national et local, ainsi des start-ups en biotechnologie (Biotechs) « qui trouvent une nouvelle molécule et ont besoin d’être accompagnés pour passer toutes les phases de tests de recherche clinique (voir encadré). »

Membre actif du pôle de compétitivité en santé régional BFCare, ICTA doit relever les nouveaux défis qui façonnent la recherche clinique de demain, comme l’utilisation des données de vie réelle dans les futures études, le recours à l’intelligence artificielle dans l’analyse des données de santé ou le développement de solutions digitales performantes, afin de répondre à la décentralisation des essais cliniques. 

Le parcours d’un médicament

Dix à douze ans, c’est le nombre d’années qu’il faut en moyenne à un médicament pour arriver sur le marché. ICTA assiste les laboratoires pharmaceutiques, entreprises de biotechnologie (Biotech) ou de technologies médicales (MedTech) à tous les niveaux du cycle de développement de leur traitement. De l’étude de phase I à la phase III jusqu’à l’obtention de l’autorisation de mise sur le marché (AMM)

La phase I consiste à administrer le médicament à un petit groupe de volontaires, sains ou malades en fonction du produit de santé. Une batterie d’examens est réalisée, permettant de vérifier de très nombreux paramètres (cardiaques, respiratoires, sanguins…). La phase II se déroule chez des volontaires malades. L’objectif consiste à déterminer la tolérance et l’efficacité du produit de santé et à analyser les premiers critères d’efficacité. Ces essais se déroulent en milieu hospitalier. La phase III permet d’évaluer l’intérêt thérapeutique du produit  sur un nombre de patients beaucoup plus important :  de quelques centaines s’il s’agit d’une maladie orpheline, à des milliers de personnes pour des pathologies très fréquentes. Après l’AMM (Autorisation de Mise sur le Marché), la phase IV permet de suivre

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